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Gymnure à queue courte du Nord

Taxonomie

Royaume:Animalia
Phylum:Chordata
Classe:Mammalia
Commande:Eulipotyphla
Famille:Erinaceidae
Genre:Hylomys
Espèces:Hylomys peguensis

Ce n’est pas un « vrai » hérisson

Malgré ses liens de parenté avec les hérissons, le gymnure à queue courte du Nord appartient au groupe des hérissons poilus (gymnures), et non à celui des véritables hérissons épineux. Il partage des caractéristiques essentielles avec ses cousins ​​épineux : il est nocturne, insectivore et possède un odorat très développé. Cependant, il est dépourvu de piquants protecteurs, ne peut se rouler en boule et est recouvert d’une fourrure douce. Sa longue queue lui donne une apparence de musaraigne, même s’il s’agit d’un proche parent sur le plan de l’évolution.

Aire de répartition naturelle et habitat

Ce gymnure est présent dans toute l’Asie du Sud-Est continentale, notamment au Myanmar, en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, au Vietnam et dans certaines régions de Malaisie. Il vit dans les forêts vallonnées de basse et moyenne altitude, entre 100 et 1 000 mètres environ, occupant des habitats variés tels que les vallées fluviales, les forêts sèches sempervirentes ou caducifoliées, les sous-bois denses et les lisières de forêts herbeuses.

Caractéristiques physiques

Ce gymnure de taille moyenne mesure environ 10 à 15,7 cm de long, avec une queue d’environ 1,7 à 2,5 cm (soit environ 17 % de la longueur du corps), et pèse entre 45 et 73 g. Son pelage est généralement brun clair sur le dessus et brun jaunâtre à argenté en dessous, avec des pattes pâles et une queue bicolore.

Comportement et style de vie

On suppose que le gymnure à queue courte du Nord est principalement terrestre et surtout nocturne, mais il semble capable de grimper de façon limitée et pourrait également être actif le jour. Des observations de terrain peu concluantes, comme la capture multiple de mâles et de femelles dans un même piège, suggèrent un possible comportement de couple ou un chevauchement des territoires pendant la période de reproduction.

Communication

Les observations directes font défaut. Il est probable que ce comportement repose sur le marquage olfactif, des signaux tactiles et potentiellement de faibles vocalisations, comme chez les espèces apparentées du genre Gymnure, notamment pour l’accouplement ou les interactions territoriales.

Régime alimentaire en milieu sauvage

Cette espèce est omnivore avec une prédilection pour les insectes, se nourrissant notamment de coléoptères, de fourmis, de larves de papillons et d’escargots. Dans certaines parties de son aire de répartition, elle consomme également des fruits comme les figues ou des végétaux du genre Melastoma.

Reproduction et cycle de vie

La reproduction a probablement lieu du printemps au début de l’été, si l’on en juge par l’augmentation de la taille des testicules chez les mâles (mars) et par la présence de femelles gestantes observées fin février et en mai. Les portées recensées comprennent de deux à quatre petits.

Menaces et état de conservation

Le gymnure à queue courte du Nord n’est pas encore évalué séparément par l’UICN et reste inclus dans le genre Gymnure à queue courte, généralement classé comme espèce de préoccupation mineure. Cependant, sa dépendance aux habitats forestiers signifie que la déforestation et la conversion des terres peuvent constituer des menaces. On le trouve dans plusieurs aires protégées réparties sur son aire de répartition.

Cette espèce en captivité

Aucun cas de gymnure à queue courte du Nord n’a été recensé en captivité. Son caractère discret et ses besoins spécifiques en matière d’habitat rendent improbable son intégration dans des programmes de captivité, et sa conservation se concentre nécessairement sur la protection de son habitat et le suivi des populations sauvages.

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