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Grand gymnure

Taxonomie

Royaume:Animalia
Phylum:Chordata
Classe:Mammalia
Commande:Eulipotyphla
Famille:Erinaceidae
Sous-famille :Galericinae
Genre:Echinosorex
Espèces:Echinosorex gymnura

Ce n’est pas un « vrai » hérisson

Le Grande gymnure peuvent ressembler aux hérissons au premier abord, et ils appartiennent bien à la même famille (Erinaceidae), mais à une branche différente : la sous-famille des Galericinae, également appelées hérissons poilus ou gymnures. Comme les vrais hérissons, ils sont insectivores, nocturnes et possèdent un odorat très développé. Cependant, contrairement aux hérissons, ils n’ont pas de piquants, ne peuvent pas se rouler en boule et sont recouverts d’une fourrure rêche au lieu de piquants protecteurs. Ils sont généralement plus rapides, plus agiles, et ont une queue plus longue et un museau plus pointu. Leur comportement et leur morphologie sont souvent plus proches de ceux des musaraignes ou des rats que de ceux des hérissons typiques, même s’ils sont des parents proches.

Aire de répartition naturelle et habitat

Le Grande gymnure se rencontrent en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie péninsulaire, dans le sud de la Thaïlande, à Sumatra et à Bornéo. Ils vivent dans les forêts tropicales humides denses, les marais et parfois les forêts secondaires proches des cours d’eau. Ils affectionnent les milieux humides et fréquentent souvent le sous-bois des forêts de plaine, où ils trouvent un couvert abondant. Bien que discrets, ils ne sont pas exclusivement confinés aux forêts primaires et peuvent tolérer des zones légèrement perturbées.

Caractéristiques physiques

Le Grande gymnure possède un corps long et élancé mesurant jusqu’à 32 à 40 cm de long, avec une queue nue presque aussi longue que son corps. Les adultes peuvent peser plus d’un kilo. Contrairement aux hérissons, les rats-lunes sont dépourvus de piquants ; leur pelage est rêche et épais, allant du blanc pur au gris foncé ou au noir, avec des variations de couleur régionales. Ils ont un museau long et pointu, de petits yeux et de grandes oreilles. Une glande odorante puissante située près de la queue libère une forte odeur d’ammoniaque, censée repousser les prédateurs.

Comportement et style de vie

Le Grande gymnure sont nocturnes et principalement solitaires. Ils se déplacent rapidement dans le sous-bois et se nourrissent sur le sol forestier, parfois près de l’eau. Ils n’hibernent pas et sont actifs toute l’année. Contrairement aux hérissons, ils ne peuvent pas se rouler en boule et comptent sur leur vitesse, leur camouflage et leur odorat pour se protéger. Lorsqu’ils se sentent menacés, ils peuvent émettre des sifflements ou des grognements sonores et dégager leur forte odeur musquée. Ils dorment le jour dans des nids dissimulés, faits de feuilles ou d’herbes, et sont rarement aperçus, sauf s’ils sont dérangés.

Communication

Le Grande gymnure sont connus pour être vocaux : ils communiquent par des grognements, des grondements et des sifflements. Ils utilisent également le marquage olfactif pour établir leur territoire et probablement attirer des partenaires. Les sécrétions nauséabondes de leurs glandes odorantes servent vraisemblablement à la fois d’avertissement aux intrus et de signature chimique. Bien que leur vision soit limitée, leur odorat et leur ouïe très développés leur permettent de détecter leurs proies et d’éviter les dangers dans l’obscurité.

Régime alimentaire en milieu sauvage

Le Grande gymnure sont insectivores, mais leur régime alimentaire est très varié. Ils se nourrissent d’insectes, de vers de terre, de petits vertébrés, de crustacés, et même de fruits pourris ou de champignons. Ils utilisent leur long museau pour fouiller le sol et la litière de feuilles, et explorent les moindres crevasses grâce à leur odorat sensible. Opportunistes, ils peuvent également se nourrir de charognes lorsqu’ils en trouvent. Leur système digestif est adapté aux aliments riches en protéines d’origine animale.

Reproduction et cycle de vie

La reproduction des Grande gymnures est mal connue, mais on pense qu’ils ont une ou deux petites par portée. Les jeunes naissent dans un nid abrité et sont nidicoles : ils naissent aveugles, sans poils et totalement dépendants de leur mère. Ils grandissent rapidement et quittent le nid au bout de quelques semaines. Les femelles s’occupent seules des petits. Il n’y a pas de saison de reproduction définie dans les régions tropicales, et la reproduction peut avoir lieu toute l’année en fonction de la disponibilité de nourriture.

Menaces et état de conservation

Le Grande gymnure est classé comme espèce de préoccupation mineure par l’UICN, mais ses populations sont affectées par la déforestation, la fragmentation de son habitat et, dans certaines régions, la chasse. Son habitat de prédilection, les forêts humides, le rend vulnérable à l’exploitation forestière à grande échelle et à la conversion des terres. Cependant, il reste largement répandu et relativement adaptable aux milieux perturbés, ce qui lui a permis de survivre dans de nombreuses régions malgré les pressions environnementales.

Cette espèce en captivité

Le Grande gymnure sont rarement gardés en captivité et sont généralement considérés comme inadaptés à la vie domestique. Timides et sensibles au stress, ils ont des besoins environnementaux très spécifiques, notamment une forte humidité et une alimentation riche en protéines. Leur forte odeur les rend également indésirables dans les foyers. Dans les collections zoologiques, on les trouve parfois dans les enclos consacrés à l’Asie du Sud-Est, mais ils restent rares en raison de leur nature discrète et de leurs exigences en matière de soins.

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