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Gymnure à queue courte de Bornéo

Décrite pour la première fois en 1888 par Thomas, la gymnure à queue courte de Bornéo a longtemps été considérée comme une sous-espèce apparentée à la gymnure de Java, mais en 2023, elle a été élevée au rang d’espèce à part entière, se distinguant par sa queue courte et son habitat forestier de montagne.
Taxonomie
| Royaume: | Animalia |
| Phylum: | Chordata |
| Classe: | Mammalia |
| Commande: | Eulipotyphla |
| Famille: | Erinaceidae |
| Genre: | Hylomys |
| Espèces: | Hylomys dorsalis |
Ce n’est pas un « vrai » hérisson
Bien que la gymnure à queue courte de Bornéo appartienne à la même famille que les hérissons, elle fait partie de la sous-famille des gymnures (hérissons poilus) et non de celle des véritables hérissons épineux. Comme ces derniers, elle est nocturne, insectivore et possède un odorat très développé. Cependant, contrairement à eux, elle est dépourvue de piquants, ne peut se rouler en boule et présente un pelage rêche, un museau pointu et une queue courte, ce qui la rapproche davantage d’une musaraigne que d’un hérisson, malgré une parenté ancestrale étroite.
Aire de répartition naturelle et habitat
Cette espèce est endémique du nord de Bornéo et se rencontre dans plusieurs massifs montagneux, notamment le Kinabalu, le Trus Madi, le Murud, le Mulu et le Crocker, généralement entre 1 000 et 3 400 mètres d’altitude. Elle fréquente les forêts de montagne humides, allant des forêts de chênes moussus et des bosquets de bambous aux lisières de forêts herbeuses, et même aux abords des bâtiments dans les réserves protégées.
Caractéristiques physiques
C’est un petit mammifère ressemblant à une musaraigne, mesurant environ 9 à 15 cm de long, avec une queue très courte (1 à 3 cm) et un poids de 20 à 80 grammes. Son pelage est doux et dense, brun rougeâtre sur le dos, gris jaunâtre sur le ventre et peut présenter une bande sombre au milieu du dos.
Comportement et style de vie
Ce gymnure vit principalement au sol, grimpe occasionnellement sur la végétation basse et semble être actif de jour comme de nuit. Il crée d’étroits sentiers à travers un sous-bois dense pour se déplacer efficacement.
Communication
Bien qu’aucune étude détaillée n’existe, comme chez d’autres gymnures, il est probable que ce reptile utilise le marquage olfactif et les interactions tactiles. Son langage corporel subtil et ses signaux chimiques servent probablement à la défense du territoire et à la reproduction.
Régime alimentaire en milieu sauvage
L’analyse du contenu stomacal révèle un régime alimentaire riche en insectes, vers de terre, centipèdes, larves de coléoptères et, occasionnellement, en tapioca et en appâts à base de banane, ce qui indique une omnivorité opportuniste.
Reproduction et cycle de vie
La reproduction a lieu à différentes périodes : des femelles gestantes à la mi-juillet, allaitantes d’août à décembre, et des juvéniles capturés en mars suggèrent des périodes de reproduction prolongées ou multiples.
Menaces et état de conservation
Actuellement non évaluée séparément par l’UICN, son aire de répartition chevauche celle du Gymnure à queue courte, une espèce plus vaste classée comme de préoccupation mineure. Cependant, en tant qu’espèce spécialiste des hautes terres, elle pourrait être vulnérable aux changements climatiques et à la perte d’habitat. On la trouve dans plusieurs aires protégées du nord de Bornéo.
Cette espèce en captivité
Aucun spécimen de gymnure à queue courte de Bornéo n’a été recensé en captivité. Son comportement discret et son habitat montagnard spécialisé rendent improbable son maintien en dehors de son milieu naturel.
