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Gymnure à longues oreilles

Décrite initialement en 1940 par Heller, la Gymnure à longues oreilles a longtemps été classée dans le genre Hylomys, mais a récemment été réattribuée à son propre genre : Oyohylomys. C’est la seule espèce connue de ce genre, facilement reconnaissable à ses oreilles exceptionnellement grandes.
Taxonomie
| Royaume: | Animalia |
| Phylum: | Chordata |
| Classe: | Mammalia |
| Commande: | Eulipotyphla |
| Famille: | Erinaceidae |
| Genre: | Otohylomys |
| Espèces: | Otohylomys megalotis |
Ce n’est pas un « vrai » hérisson
Le Gymnure à longues oreilles appartient à la famille des hérissons, mais fait partie des gymnures, et non des véritables hérissons à piquants. Comme ces derniers, il est nocturne, insectivore et possède un odorat très développé. Cependant, contrairement aux vrais hérissons, il a un pelage doux au lieu de piquants, ne peut pas se rouler en boule et ressemble davantage à une musaraigne, avec un pelage gris-brun, un corps élancé et une queue très courte.
Aire de répartition naturelle et habitat
Le Gymnure à longues oreilles se rencontrent uniquement au Vietnam, où ils vivent dans les forêts de montagne humides entre 1 000 et 1 800 mètres d’altitude. Leur aire de répartition est restreinte et limitée aux forêts denses à couvert végétal abondant. En raison d’une récente reclassification et d’inventaires incomplets, leur aire de répartition complète demeure incertaine.
Caractéristiques physiques
Ce gymnure est petit et léger, mesurant environ 10 à 14 cm de long, avec une queue minuscule. Sa caractéristique la plus distinctive est ses très grandes oreilles — plus grandes que celles de tout autre gymnure — qui contribuent à son ouïe et probablement à sa thermorégulation. Son pelage est rêche et gris-brun, il possède un museau pointu, des membres courts et pèse environ 20 à 60 grammes.
Comportement et style de vie
Le Gymnures à longues oreilles sont nocturnes et solitaires. Ils restent cachés le jour sous les troncs d’arbres ou dans la litière de feuilles. Ils se déplacent rapidement dans la végétation dense, comptant sur la discrétion pour se protéger. Leurs grandes oreilles leur permettent de mieux repérer les prédateurs et les proies dans l’obscurité et l’encombrement du sous-bois.
Communication
On ignore presque tout de leur mode de communication, mais ils utilisent probablement des signaux chimiques : marquage olfactif et vocalisations douces comme des grognements. Leurs grandes oreilles pourraient leur permettre de capter des signaux vocaux ou des mouvements d’autres individus, mais les données de terrain sont limitées.
Régime alimentaire en milieu sauvage
Ce sont des insectivores opportunistes qui se nourrissent d’insectes, de vers, de larves et de petits invertébrés, et consomment parfois de petites quantités de champignons ou de débris végétaux. Leurs dents acérées et leur museau pointu sont parfaitement adaptés pour fouiller la litière de feuilles et y dénicher leurs proies.
Reproduction et cycle de vie
Aucune étude sur leur reproduction n’existe. Elles donnent probablement naissance à 2 à 4 petits nidicoles (aveugles et sans défense) dans des nids dissimulés, la reproduction étant vraisemblablement contrôlée par des facteurs environnementaux saisonniers.
Menaces et état de conservation
Classé comme espèce pour laquelle les données sont insuffisantes en raison du manque d’informations, le Gymnure à longues oreilles pourrait être menacé par la perte d’habitat et la déforestation dans les hauts plateaux du Vietnam. Sa rareté et son aire de répartition restreinte accentuent sa vulnérabilité.
Cette espèce en captivité
Aucun spécimen de Gymnure à longues oreilles n’a jamais été détenu en captivité. Leur nature discrète et leurs besoins spécifiques en matière d’habitat les rendent inadaptés à la captivité ; les efforts de conservation doivent donc se concentrer sur la protection de leur habitat forestier naturel.
