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Gymnure de Mindanao Oriental

Découvert et décrit officiellement en 2023, le Gymnure de Mindanao Oriental est une espèce nouvellement reconnue que l’on trouve uniquement dans les hautes terres orientales de Mindanao, et qui se distingue par sa taille moyenne et sa fourrure aux pointes dorées.
Taxonomie
| Royaume: | Animalia |
| Phylum: | Chordata |
| Classe: | Mammalia |
| Commande: | Eulipotyphla |
| Famille: | Erinaceidae |
| Genre: | Podogymnura |
| Espèces: | Podogymnura intermedia |
Ce n’est pas un « vrai » hérisson
Le Gymnure de Mindanao Oriental appartient à la même famille que les hérissons et, comme eux, est nocturne, insectivore et possède un odorat très développé. Cependant, il est dépourvu de piquants et incapable de se rouler en boule ; son pelage est doux et son corps rappelle celui d’une musaraigne. Ces caractéristiques soulignent son identité de gymnure, un proche parent des hérissons mais distinct, doté de ses propres adaptations écologiques.
Aire de répartition naturelle et habitat
Ce gymnure n’est connu que de deux montagnes isolées du sud-est de Mindanao, le mont Hamiguitan et le mont Kampalili. Il vit dans les forêts de montagne entre 950 et 1 900 mètres d’altitude environ ; les spécimens du mont Hamiguitan se trouvent sur des pentes abruptes, tandis que ceux du mont Kampalili fréquentent des milieux marécageux et des landes. Les hauts plateaux de l’est de Mindanao semblent abriter une biodiversité exceptionnelle en mammifères, mais restent encore mal connus.
Caractéristiques physiques
Il s’agit d’une espèce de taille intermédiaire parmi les gymnures des Philippines. Les spécimens d’Hamiguanta mesurent en moyenne 17,1 cm de long et pèsent environ 96 g, tandis que ceux de Kampalili sont légèrement plus petits, mesurant environ 14,5 cm et pesant 77 g. Son pelage dorsal est brun foncé, orné de nombreux poils jaune doré à son extrémité, lui conférant un léger éclat, une caractéristique distinctive parmi ses congénères.
Comportement et style de vie
Terrestres et discrets, ces individus ont été découverts sous des troncs d’arbres, dans la litière forestière et dans le couvert moussue, ce qui indique un mode de vie terrestre. Leur habitat dans les forêts d’altitude suggère qu’ils dépendent de la végétation dense et de la litière de feuilles pour s’abriter et se nourrir.
Communication
Aucune observation directe n’a été réalisée, mais comme chez les autres gymnures, la communication passe probablement par le marquage olfactif et des signaux tactiles. De faibles vocalisations peuvent également se produire lors de la reproduction ou de rencontres rapprochées.
Régime alimentaire en milieu sauvage
L’analyse du contenu stomacal montre qu’ils se nourrissent d’invertébrés, notamment de larves de coléoptères, de centipèdes, d’escargots terrestres et de vers de terre, autant d’aliments typiques des milieux vivant au sol dans la litière de feuilles.
Reproduction et cycle de vie
Les observations suggèrent l’existence de saisons de reproduction possibles : des mâles aux testicules hypertrophiés et des juvéniles ont été observés en mai, et l’accouplement pourrait avoir lieu plus tôt dans l’année. La taille des portées et le cycle de vie restent encore à déterminer.
Menaces et état de conservation
Le Gymnure de Mindanao Oriental, non encore évalué par l’UICN, est confronté à des menaces potentielles liées à la déforestation, à l’exploitation minière, à l’agriculture et à l’empiètement des infrastructures dans les hautes terres orientales de Mindanao. Son aire de répartition restreinte et sa dépendance à des habitats forestiers de montagne spécifiques le rendent particulièrement vulnérable.
Cette espèce en captivité
Aucun cas de cette espèce en captivité n’a été recensé. Sa rareté, son habitat isolé et ses exigences écologiques spécifiques la rendent inadaptée à la vie en captivité. La conservation doit donner la priorité à la protection de ses forêts naturelles.
